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inside out

Inside Out is my first series of color photographs made close to my home in 1995. I realize that human emotions exist at the end of my street or no further than my doorstep. I no longer feel the urge to travel halfway around the world to photograph humanity.

The strong sunlight and the configuration of the site trigger and stimulate my imagination from the very first day. I photograph at that specific location two mornings s in a row. People from all walks of life emerge from the shadows. Their psychological states and bodies suddenly unfold before my eyes. The light illuminates and exacerbates their features and aspects of their nature. The darkness clears all markers and the black background becomes the projection screen. Lost in a meditative state, the characters become actors who cannot escape the experience of loneliness as it is played out in urban environments.

That year, I realize that making pictures is not simply about the record of an event, but rather to develop artistic creations reflecting a point of view. The series of images allow me to evoke a more subjective relationship to time and space and helps me to reveal more of what is “under the surface”.

Inside Out est ma première série de photographies en couleurs réalisée en 1995 à deux pas de chez moi. Je prends conscience que les émotions existent au bout de ma rue ou pas plus loin que le pas de ma porte. Je n’éprouve plus le désir de voyager au bout du monde pour photographier l’humanité.

La forte lumière et la configuration du lieu sont les éléments déclencheurs qui stimulent mon imaginaire dés le premier matin. Je photographie à cet endroit précis de l’Upper West Side, à la même heure, deux jours de suite. Les gens de tous les horizons de la vie émergent de l’ombre. Leurs états d’âme et leurs corps se dévoilent soudainement sous mes yeux. La forte lumière du soleil révéle et exacerbe leurs traits et aspects de leur nature. L’obscurité efface tous les repères et le noir devient l’écran de projection. Les personnages se suivent et se croisent comme des acteurs ne pouvant échapper à l’expérience de la solitude inhérente au milieu urbain.

Cette année là, je réalise que faire des images ne signifie pas seulement enregistrer, mais au contraire se cimenter dans une création artistique. La série me sert à évoquer d’une façon plus subjective la relation au temps et à l’espace et m’aide à faire sentir davantage ce qui est “sous la surface”.