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les faits secondaires

I wake with a start, then everything becomes clear. I find a world that, to a large extent, I have never experienced before. The outside world has not moved, but everything is more fleeting, uncontrollable and short-lived. Deep inside, I feel more vulnerable, restless. The love that binds me to others and to life has no constant and fixed form.

I am aware of the facts. The past is always behind me, the future remains uncertain and the present is, without a shadow of doubt, what I need to shed light on Knowing that life will end sooner or later makes this world intensely alive. My fears and expectations lead me to face the reality that is directly perceivable by my senses. Everything I see, hear, feel, sense, touch or taste guides my perceptions, my emotions and my actions. All I wish to do is to contemplate the continuous flow of existence beyond the ordinary dimension. As morning becomes day and evening turns to night, stepping gently along, I seek the light within the darkness of being.

Between light and dark, real and imaginary, material and immaterial, presence and absence, distance and intimacy, gravity and weightlessness, I am attentive to the world that surrounds me. With every glance I take in the ‘negative-positive’ of existence and the inevitability of impermanence to its glowing limits. Alone and haunted, I trust my inner eye, the heart. Everything, absolutely everything, becomes visible. Appearances, disappearances, nothing seems of secondary importance to me.

Je me réveille en sursaut et là, tout devient plus clair. Je trouve en grande partie un monde comme je ne l’avais jamais ressenti auparavant. Le monde extérieur n’a pas changé de place, mais tout est plus fugitif, incontrôlable et périssable. A l’intérieur, je me sens plus vulnérable, impatient. L’amour qui me relie aux autres et à la vie ne garde aucune forme constante et arrêtée.

Je suis conscient des faits. Le passé est toujours derrière moi, l’avenir reste incertain et le présent est sans l’ombre d’un doute le sujet à éclaircir. Savoir que la vie s’achèvera tôt ou tard, rend ce monde intensément vivant. En fonction de mes peurs et de mes espérances, je me confronte à la réalité directement perceptible par mes sens. Tout ce que je vois, entends, ressens, sens, touche ou goûte guide mes perceptions, mes émotions et mes actions. Contempler le flux continu de la vie au delà d’une dimension ordinaire est ma seule aspiration. Le matin, le jour, le soir, la nuit, je cherche, à pas légers, une lumière dans l’obscurité de l’être.

Entre le clair et l’obscur, le réel et l’imaginaire, le matériel et l’immatériel, la présence et l’absence, la distance et l’intimité, la gravité et l’apesanteur je suis attentif au monde qui m’entoure. De coups d’œil en coups d’œil, je recueille le ‘négatif-positif’ de l’existence et le caractère inéluctable de l’impermanence jusqu’à l’incandescence. Seul et hanté, je fais confiance à mon œil intérieur, le cœur. Tout, absolument tout, devient visible. Apparitions, disparitions, rien ne m’apparaît secondaire.